Une alternative au discours économique dominant

Publié le par Alda

 

 

Dans le Alda! du 16 mars 2006, l’économiste Jean-Marie Harribey mentionnait au cours de l’interview que “l’économie était politique”. “Elle n’obéit pas à des lois naturelles, mais à des impératifs de société (satisfaire l’exigence de rentabilité du capital ou répondre à des besoins humains)”.
Cette nouvelle rubrique d’Alda ! souhaite devenir une alternative au discours dominant selon lequel «la compétitivité individuelle est toujours vertueuse et la solidarité, les dépenses publiques, les réglementations sont maléfiques»... Elle ne se contentera pas de faire comprendre l’économie en tant que telle, mais ira aussi présenter les dessous du discours économique dominant…

Différents intervenants vont approfondir les thèmes déjà présentés par la Fiche Technique concernant les Vraies Lois de l’Economie (livre de Jacques Généreux - Enbata-Alda 1941 du 24 août 2006) : 
* "Le libre jeu de la concurrence garantit l'usage le plus efficace des ressources" vs « Le marché ne fait pas le bonheur"
Qui peut s’illustrer avec les trois situations suivantes :
1.- "L'offre créé sa propre demande" des classiques vs "Risques de crises de surproduction" de Marx...
2.- "Le libre jeu du marché du travail amène naturellement au plein emploi" des classiques vs "Il peut y avoir équilibre de l'économie et chômage permanent" de Keynes...
3.- "La libéralisation des marchés financiers, “ya bon”" des classiques vs "Les marchés financiers surlibéralisés, “c'est le bordel”" de Keynes (incertitude, conventions, comportements moutonniers, krach...). 
* «La concurrence est une garantie de qualité pour satisfaire au mieux les besoins des hommes » vs  «Cette vision de la qualité est surréaliste dans un monde où le consommateur peut se faire livrer à son insu de la vache à l'ESB ou du poulet à la dioxine».
* "L'impôt tue l'impôt" vs « L'impôt juste et efficace serait celui qui à chaque dépense publique ferait correspondre une modalité de financement choisie par les électeurs (l'équilibre de Lindhal) »
* Etc.
De nos jours, les lieux de décision concernant les thèmes macro-économiques (Paris, Bruxelles ou l’OMC) sont de plus en plus éloignés du Pays Basque. “L’économie à contre-courant” souhaite apporter les éléments facilitant la compréhension des différentes politiques économiques présentées, souvent de façon abusive,  comme “indispensables et salutaires”...
L’économie désignant “l’activité de production et de répartition des biens et services à laquelle se livrent les humains dans un cadre social donné”, la rubrique “à contre-courant” ne manquera pas d’enrichir le débat entamé dans Alda! sur le projet de société.

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