Ne pas laisser les affaires du monde ... au monde des affaires !

Publié le par Alda

En ce jour de mobilisation dans l’Hexagone voici quelques données et arguments qui permettent de mieux comprendre les enjeux de la lutte contre  la précarité et les déréglementations économiques et sociales.

La puissance des grèves et manifestations du 29 janvier dernier, les luttes de plus en plus nombreuses dans les entreprises, dans les universités, la forte mobilisation sociale des Antillais, ont conduit le Président de la République à annoncer quelques mesures sociales.
Face à l'expression des préoccupations sur l'emploi, il a dû  occuper le terrain. Il s'est prononcé pour l'arrêt des délocalisations de l'industrie automobile, mais est resté muet sur les moyens qu'il entend mettre en œuvre pour y parvenir. Il n'a apporté aucune réponse à la revendication de nouveaux droits collectifs d'intervention des salariés pour s'opposer aux suppressions d'emplois et aux fermetures d'entreprise. Pire, la seule décision prise est un nouveau cadeau accordé sans contrepartie aux entreprises : la suppression de la taxe professionnelle, annonciatrice d'un alourdissement de la fiscalité locale, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, chômeurs et retraités.
Changer la donne économique et sociale
Au moment où des centaines de milliers de citoyens vont montrer la force de leurs convictions, de leurs attentes, de leur volonté de changer la donne économique et sociale... face à un Premier Ministre qui martèle «Toute enveloppe supplémentaire, c'est de la dette supplémentaire»... voici quelques données chiffrées concernant l’hexagone qu’il est intéressant de prendre en compte.
Le CAC 40 encaisse 100 milliards de profits de bénéfices, le double d’il y a cinq ans. A lui seul le groupe Total encaisse 13 milliards d’euros de bénéfices.
Les 500 familles les plus riches ont encaissé 80 milliards d’euros de plus l’an passé. Il y a 378 000 millionnaires en euros en France. Les patrons se sont augmentés de 58% en 2007. Le salaire moyen des 50 premiers patrons est de 310 fois le Smic. Le mieux payé est le patron d’AGF assurances, qui reçoit 23,2 millions d’euros en 2007. 10% de la population possède près de 50% du patrimoine.
Niches fiscales, “aides” sans effet sur l’emploi...
Il y avait déjà 72 milliards de «niches fiscales» et Sarkozy a accordé en sus un «bouclier fiscal» de 15 milliards chaque année. L’Etat déverse aussi 60 milliards «d’aides» chaque année aux chefs d’entreprise (au détriment de nos cotisations sociales) sans aucun effet sur l’emploi ni les salaires.
Selon ces données accessibles sur le site www.democratie-socialisme.org, l’Hexagone n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal réparties. Les caisses ne sont pas «vides», elles sont pleines, elles débordent... Ce qu’ils ont fait, c’est de siphonner les caisses publiques pour remplir les caisses privées !
Ils ont diminué les recettes en baissant les impôts des riches, et puis ils leur ont emprunté et ils demandent aux autres citoyens, à nous, de se serrer la ceinture pour rembourser cette «dette» à taux élevé.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article