Il est temps de réunir nos forces
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par Jose Elorrieta - ELA / Langile ekin
Le XIIème congrès d'ELA a été marqué par un hommage à Jose Elorrieta, qui quitte ses fonctions de Secrétaire Général du syndicat, atteint par la limite d'âge autorisée pour y exercer des responsabilités (58 ans). Le relai a été transmis à Adolfo Muñoz "Txiki", élu ainsi que le nouvel executif avec 91% des voix. Alda! publie un texte de Jose Elorrieta, daté du 10 octobre 2007, qui nous paraît plus d'actualité que jamais.
Le meilleur hommage que nous pourrons rendre à l'ex-Secrétaire Général d'ELA sera de travailler à apporter des réponses aux questions ici posées.
“Arrivés à ce stade-ci que proposons-nous concrètement ? Nous proposons d’en revenir à Lizarra Garazi. Ce n’est pas par nostalgie, ni comme certains nous l’ont reproché parce que nous avons la montre en panne. Ce n’est pas un problème de montre, mais une question de boussole, et celle-ci, pour les aber-tzale, pointe toujours vers Lizarra-Garazi.
Revenir à Lizarra-Garazi ne veut pas dire copier le format, les contenus et le calendrier de Lizarra-Garazi. C’est affirmer à nouveau, sans complexe, de façon claire, qu’il n’y a pas d’alternative à l’accumulation des forces souverainistes pour parcourir la phase suivante de la construction nationale. Cette accumulation de forces doit en tout cas précéder la phase de négociation avec l’Etat que nous espérons être pour lors plus civile et démocratique que maintenant.
La consultation populaire se place dans ce processus, et grâce à son énorme légitimité démocratique, elle a un rôle clé. Nous, nous croyons en elle. Nous la défendons avec une conviction absolue. Mais toute consultation populaire doit être travaillée en amont et requiert un consensus entre les forces politiques et sociales souverainistes. Cadre général, contenu, gestion, étapes,... sont fondamentaux.
Si le temps nous a enseigné quelque chose, c’est bien le fait qu’il n’y a pas de raccourci. Aucune force ne peut imposer toute seule et de façon unilatérale une stratégie alternative. Le fait est que tous ceux qui voulons et seuls ceux qui voulons sommes nécessaires. Chacun à son rythme et à sa façon, tant que nous sommes capables de mettre en commun ces minimums politiques et sociaux pour travailler ensemble, pour pouvoir revendiquer ensemble, pour pouvoir avancer unis.
Ne nous trompons pas ! La base souverainiste , toute la base souverainiste, est à Lizarra-Garazi. Jamais elle n’a été plus pleine d’espoir, plus motivée ou engagée. Jamais nous nous sommes retrouvés aussi proche les uns des autres. Pourquoi y a-t-il eu un changement de stratégie alors que les souverainistes avons une nostalgie de Lizarra-Garazi et alors que tous les souverainistes croyions en Lizarra-Garazi ? Notre pari, en fait, continue à être celui de l’accumulation des forces politiques et sociales en faveur du cadre basque de décision. L’union à partir de l’engagement, du respect de l’apport de chacun et aussi du respect des intérêts et priorités de chacun.
Il y a juste trois conditions très objectives, dont l’importance est rendue évidente par le temps qui passe. Il n’est pas possible d’avoir de façon simultanée la lutte armée et un processus d’accumulation de forces. Il n’est pas possible de passer d’une logique autonomiste à une logique souverainiste sans changement de stratégie. Il n’est pas possible d’appliquer des politiques néolibérales et d’obtenir des majorités sociales en faveur d’un projet qui devra amener l’Etat vers une solution démocratique.
Tant que nous n’arrivons pas à un point d’accord, il faut faire un effort pour le chercher. Ceci est, au moins, l’engagement d’ELA : parler en toute liberté et en toute responsabilité pour contribuer à partir de la réflexion et du débat à la mise en marche par les abertzale d’un processus souverainiste. Car ensemble, oui nous pouvons. Car nous pouvons seulement ensemble.
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