Du terrain... à la structure!

Publié le par Alda

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par Philippe Esteben

La structuration par cercles concentriques (famille, quartier, ville, pays…),
c'est aussi la démarche abertzale au Pays Basque !

Vivre au Pays Basque
Natif de Pau, j'ai travaillé dan cette ville, puis à Oloron. Grâce à mon travail (éducateur spécialisé auprès de familles et de jeunes en difficulté d'insertion socio-professionnelle)  j'ai découvert le Pays Basque en exerçant en Soule puis à Bayonne en 91!
Ayant fondé une famille à Bayonne, j'y ai pris la décision de scolariser mes enfants à l'ikastola. Cela a été un choix déterminant, un acte fondateur. En effet, je retrouve dans les ikastola un milieu éducatif qui représente bien les valeurs de solidarité qui sont très importantes pour moi et une réelle possibilité pour mes enfants d'apprendre la langue basque.

Découvrir le monde abertzale

C'est par les réseaux de contact de mes collègues de travail que j'ai connu le monde abertzale. Cela a été facilité par le dynamisme de la vie associative, culturelle et politique liée à ce milieu dans les années 90 à Bayonne.

Participer à la réflexion collective sur le Pays Basque
Dès le début, la fréquentation des milieux abertzale a été pour moi synonyme d'échange et de découverte. Cela m'a permis de m'exprimer avec d'autres et de réfléchir collectivement sur ce que je ressentais personnellement sur mon environnement immédiat, soit le Pays Basque.

Travail abertzale, et travail sur le terrain
Très vite, j'ai remarqué que le milieu à la fois abertzale et de gauche avait une approche du travail dans les quartiers ou proche des gens que j'appréciais beaucoup. Cela était important pour moi, pour le travail que je menais sur la ZUP (dans les MJC, etc..) de voir qu'à un niveau plus global ce milieu abertzale soutenait nos démarches.

Structuration par cercles concentriques
Par mon expérience professionnelle, au sein de l'Association Prévention Pays Basque, j'ai vu qu'il est important de travailler l'un après l'autre les différents niveaux qui ont de l'influence dans la vie des personnes. On débute par la vie de famille, puis celle du quartier, de sa ville, du pays et enfin de plus grands ensembles.
C'est cette logique qui m'a naturellement amené à m'intéresser au Pays Basque.

Action syndicale

Collaborant régulièrement avec les 10 autres collègues de l'association et motivé par l'action collective, j'ai été élu délégué du personnel. C'était à l'époque du passage aux 35 heures (qui ont créé dans notre structure le poste qui manquait pour pouvoir élire un délégué dans l'association). Pour 10 salariés, nous avions 4 syndicats… et j'ai dû choisir un syndicat parmi ceux qui sont représentatifs (dans mon cas la CGT) pour signer les accords en tant que délégué.

Choix d'un syndicat abertzale
Par la suite j'ai fait le choix logique et cohérent avec mes convictions de m'engager dans un syndicat abertzale :
* Qui appuie le mouvement ascendant : en effet, on n'accorde pas de légitimité... elle doit être poussée et revendiquée par les gens. Il faut donc laisser la liberté à un groupe de personnes de trouver une solution à partir de sa réalité vécue. LAB se structurant depuis peu en Iparralde correspondait à cette approche d'écoute du terrain. Ce va-et-vient permanent du terrain à la structure et de la structure au terrain est enrichissant et primordial.
* C'est un outil de sensibilisation des collègues de travail à des idées politiques reliées et en phase avec leur lieu de vie et de travail, c'est-à-dire le Pays Basque.

Quelques règles d'or
Enfin, mon travail m'a amené à me méfier de la dépendance aux subventions (municipales ou autres). Il y a là un danger lié à la "mode" et donc à la volatilité de ce type de financement. Nous préférons toujours être maître de notre projet en diversifiant les sources de financement via l'organisation d'évènements nous permettant d'être plus autonomes.
De même pour l'action municipale, plus les abertzale sauront être proches de la réalité des villages et auront des solutions adaptées à la vie des communes... plus ils seront appréciés et appuyés par les habitants.
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