“Combattre la corruption et l’injustice pour arriver à la paix”

Publié le par Alda

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Lynn Fattouh "Malikah",  rappeuse libanaise

 

"Arabiarra erabiltzen duen Hip Hop-aren bidez,

arabiar munduan emazte arabiarrei poderea emaiteaz,

korrupzioa eta injustizia borrokatzeari buruz

mezuak zabaltzen ditut!”

 

Deux soirées, vendredi 30 et samedi 31 mars, deux lieux, Bota Gaztetxea, à Saint-Juste-Ibarre, et le Cinéma l’Atalante à Bayonne pour découvrir le monde arabe grâce à deux représentants du Hip Hop en arabe : Malikah (Liban) et Boikutt (Palestine). Les deux représentations seront accompagnées par une projection de “Next Music Station Lebanon”, le documentaire sur la musique contemporaine au Liban dirigé par Fermin Muguruza. Malikah répond aux questions d’Alda! avant son arrivée au Pays Basque.


Malikah en quelques mots…
Mon nom est Lynn Fattouh. Je suis à moitié algérienne et à moitié libanaise. J’ai grandi à Beyrouth, dans la “ville de la guerre et de la beauté”.
Mon nom de scène est Malikah, ce qui signifie reine en arabe, tout comme la personne qui représente son peuple et parle en son nom.
Je fais du rap en arabe et je fais partie des artistes qui ont fait naître le Hip Hop arabe. En fait, après avoir fait mes débuts dans le monde du rap anglophone, j’ai réalisé que je devais rapper en arabe,
dans ma langue et mon dialecte si je voulais parler à mon peuple.
Mes premiers liens avec le rap datent du début des années 2000.

J’ai de nombreux messages à diffuser, et j’utilise le Hip Hop comme un moyen à cette fin. Mes messages parlent souvent de donner le pouvoir aux femmes arabes, d’unifier le monde arabe, de combattre la corruption et l’injustice pour arriver à la paix.

 

Le documentaire de Fermin Muguruza fait un éclairage sur toi. Comment s’est passé cette rencontre ?
J’ai été contacté par Fermin au sujet du documentaire «Next Music Station» et par la suite j’ai eu l’occasion de le rencontrer lors du tournage.
Fermin est quelqu’un de très bien, avec plein d’énergie positive et un très grand talent.

 

Quels sont les aspects de ton pays qui sont montrés par le documentaire de Fermin Muguruza ?
Fermin a montré le “vrai visage” de notre pays, en allant au delà des clichés qui nous sont souvents attribués. Par ce documentaire il montre la richesse artistique du Liban.

 

Peux-tu nous apporter un éclairage sur les changements en cours dans le monde arabe ?
Le monde arabe s’est finalement réveillé. Les peuples se battent pour la liberté. Toute l’injustice et la corruption sont en train d’être dénoncées.

De plus, nous avons en tant qu’arabes finalememnt montré nos vraies couleurs au monde face aux clichés liés au terrorisme qui nous ont toujours été collés.
Nous montrons au monde tout l’amour, la paix et le respect que nous avons à offrir.

 

Que connais-tu du Pays Basque ?
Ma connaissance du Pays Basque est celle que j’ai pu avoir des livres de géographie... C’est la raison pour laquelle je suis très heureuse de pouvoir venir visiter ce nouveau pays, découvrir sa culture et ses habitants.

Quand je serai parmi vous j’espère pouvoir rencontrer différents artistes pour construire de nouveaux ponts musicaux entre nos cultures et avoir des liens à l’avenir.
Pour les artistes, les échanges culturels sont toujours à l’origine d’un contenu artistique toujours plus riche !


Un dernier mot avant les deux soirées au Pays Basque : la nuit du 30 mars au Gaztetxe Bota à Donaixti et celle des Rencontres sur les Docks le 31 mars au Cinéma l’Atalante ?
J’espère pouvoir montrer mon pays à ce nouveau public.
De plus j’aurai l’occasion durant la soirée d’avoir un invité spécial, un des meilleurs rappeurs palestinien, Boikutt, qui performera avec moi.
Nous serons parmi vous pour représenter le Hip Hop arabe et vous raconter nos histoires !


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Publié dans Orotarik

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